Le dernier jour du salon InterBEE, je me suis rendu entre autres choses à DigiCon6, 11ème cérémonie de remise de prix de l’animation (Hong Kong Winners collection) orchestrée par TBS (Tokyo Broadcasting System) avec également en exclusivité la présentation par Oxibot des computer graphics utilisés dans leurs 2 futures japanim’:
Appleseed
Vexille
Quand j’en suis sorti… le souffle coupé… le temps de récupérer mes esprits… le salon touchait malheureusement déjà à sa fin…
En complément de l’article les-japonais-connaissent-pas-url/journal du geek, il me semblait important d’apporter les précisions suivantes:
Les Japonais se basent principalement sur l’écriture chinoise Kanjis, ils ont donc en effet une certaine difficulté à retenir les caractères occidentaux contenus dans les url des sites web, d’autant plus quand il s’agit d’une langue étrangère…
L’internet au Japon, c’est un peu comme l’eau courante… et l’offre Wimax, en première mondiale depuis Juin dernier, n’a rien arrangé… Puisqu’elle permet à présent un accès à peu près n’importe où, du moment qu’on se situe dans une grande ville comme 80% des nippons pressés… Offre que j’utilise d’ailleurs en ce moment avec un champ de saisie url parfaitement accessible…
De nombreux citadins ont donc une connaissance historique et pratique des url, mais à force de se tromper dans l’enchaînement des caractères, ils cherchent depuis quelques temps déjà à s’en débarrasser par tous les moyens… et ce bien avant que Yahoo BB ne vienne s’en mêler…
C’est d’ailleurs pour cette raison que les QR codes marchent si bien au Japon depuis leur introduction.
Yahoo BB a certes réussi un coup mais Softbank, l’opérateur mobile auquel il se trouve associé, n’est pour l’instant que le 3ème par nombre d’abonnés, loin derrière KDDI et NTT Docomo (plus de 50% des parts de marché).
Distributeur pour l’instant exclusif de l’i-phone, Softbank n’a pas encore réussi à faire rentrer massivement la pomme mobile dans la poche nippone… Juste, à la limite dans la deuxième de ceux qui, pour pouvoir profiter du jouet, s’offre le luxe d’un forfait supplémentaire.
La difficulté de se défaire d’un abonnement au Japon est telle que Softbank s’est lancée dans une campagne « Norikae » proposant 10 mois de gratuité de communication entre les membres d’une même famille qui opérerait un transfert chez eux.
Depuis la lecture de cette news du journal du geek, j’ai pu, en sortant de chez moi
, certes relever des pubs incluant une barre de recherche avec le mot clé à taper.

Ici, par exemple en tapant « brossage de dent » (en Kanjis), vous tomberez directement sur le site de cette marque de dentifrice. On peut imaginer ensuite le jeu implicite de PageRank auquel s’adonne notamment Yahoo BB derrière.
Mais il est pour autant, rassurez-vous, toujours possible de communiquer sans se ruiner pour un évènement atypique comme pour une marque de café (de Coca Cola soit dit en passant):

Et notre bon vieux QR code est finalement, encore une fois, le moyen le plus démocratique et le plus accessible… Puisqu’il permet d’intégrer n’importe quel url sans avoir à payer sa place dans un quelconque PageRank…

J’ai d’ailleurs rencontrer, au salon InterBEE, un responsable de chez KDDI qui m’a confirmé que le pictogramme 2D avait encore de beaux jours devant lui et, pour leur part, ils ne comptaient pas pour l’instant se lancer dans une stratégie du mot clé cher payé… préférant laisser la possibilité à l’utilisateur soit de flasher un QR, soit de taper l’url, soit d’utiliser google…
Donc finalement tout dépend de l’opérateur… et sachez que si les nippons sont des moutons, ils sauront toujours se diriger là où l’herbe est la plus verte

De retour au salon InterBEE pour le 2ème jour, m’étant couché à 5h du matin pour l’Open coffee de la veille, je me dirige au radar vers une conférence qui va m’en mettre plein les oreilles…
Content Forum – Audio Symposium: The current state of Music production and future trends – What is the future after CDs?
(Pour plus de détails http://www.inter-bee.com/en/conference/content_forum.html#A19-1)
En voici ci-un bref résumé, à défaut de n’avoir pu saisir aucun extrait sonor ou visuel (interdiction formelle…)
A l’heure du numérique et dans une ère post CD, les perspectives de la production musicale sont finalement assez bonnes et ce malgré les complaintes répétitives du milieu. Les grandes majors comme Sony-BMG, Warner détiennent probablement plus de 90% d’un marché mondial avec en top 5 les Etats-Unis, le Japon, le Royaume Uni, l’Allemagne, et la France.
Avant l’introduction du CD en 1982, l’analogique ne permettant qu’une copie imparfaite, le support était alors un gage de qualité. Mais le numérique a progressivement précipiter le monde musical comme celui du contenu en général dans une capacité de copie à l’identique voire à l’infini.
Les intervenants présents, pour la plupart indépendants, ont particulièrement insister sur l’intérêt d’identifier aujourd’hui où se trouve la création réelle de valeur.
Les glissements successifs opérés selon eux n’ont fait que suivre un point de rencontre entre innovation technologique et artistique. Le phénomène disque d’or tendant à disparaître, les concerts et les contenus audio-visuels ne se sont pour autant jamais aussi bien portés. La rémunération du canal se fait juste différemment par sponsoring, mécénat ou participation directe des spectateurs.
Cette conférence fut finalement pour moi l’occasion de profiter d’une expérience auditive unique : celle du 5.1 surround « stage » experience présenté par Mark Waldrep President/CEO des sociétés ITrax et AIX Records (http://www.aixrecords.com/; http://itrax.com)

Mark Waldrep President / CEO, AIX Records and iTrax