SECOND SOUFFLE [’o<<<
Après le choc d’InterBEE, la vie nippone reprend son cours telle une feuille d’automne…
Résiste, s’accroche, lâche prise, puis virevolte, pour atterrir ou repartir au gré des courants.
(Re)commençons d’abord par cette virée du côté de Kamakura…
Le souffle du vent me revigore les neurones d’un cerveau cramé par trop de technologies radiantes… Comme si notre spectre breto-nippon, perdu en plein cimetière ciborg, régénérait doucement son apparence et ses sens.

Vibrations, ruissellement, cliquetis de ressorts remontés jusqu’au claquement cinglant contre une peau de métal, vacillement de scies musicales… Bienvenue dans un monde paranormal… En pleine nature, non loin des temples bouddhistes que nous zapperons cette fois-ci pour goûter plutôt aux délices imprévus de ces harmonies instrumentales…
Laissez-vous portez par ces résonnances, oubliez donc le temps, la densité urbaine… Fermez les yeux, plongez dans l’espace à perte de vue, tandis que votre tête flotte dans du coton
Bref, tout çà pour dire que, quand les Japonais semblent voués à une surpopulation étouffante, ils savent toujours trouver une ressource là où les occidentaux ne prendraient sans doute pas le temps de s’attarder…
Ingénieux, inventif, pragmatique… Ici, la vidéo d’un instant TV nocturne où un architecte présente ses maisons construites par dessus d’autres…
Ils sont forts ces nippons… d’autant plus qu’elles sont soit disant prévues pour résister aux tremblements de terre si fréquents. A noter, cette fois-ci que nous n’y avons pas encore goûtés. Or plus çà fait un bout de temps, plus c’en est inquiétant…
Me voilà donc reparti… Et non, l’aventure ne s’arrête pas ici… bien au contraire… j’ai du tomber dans un ruisseau avec une grosse rivière derrière. L’atterrissage en France comme une crêpe bretonne la semaine dernière, n’a semble-t-il pas arrêté le spectre nippon de roder dans ma rétine… Ayant récolté sur place suffisamment de substances technoïdes et culturelles, j’ai de quoi nourrir le fleuve au moins jusqu’à l’année prochaine.

